À la fin de l’été, les poules entrent progressivement dans une nouvelle période de leur cycle annuel. Les jours raccourcissent, les températures commencent à baisser, l’humidité augmente et beaucoup de poules terminent leur mue.
Pour une poule qui vit dans un jardin ou un petit parcours extérieur, ces changements sont généralement parfaitement naturels. Ils demandent néanmoins quelques adaptations et surtout une surveillance attentive de l’état général des animaux.
L’automne est donc un bon moment pour faire le point sur le plumage, l’alimentation, le poulailler, les parasites et la ponte, avant l’arrivée des mois les plus froids.
Voici 7 points à vérifier pour accompagner au mieux vos poules pendant l’automne.
1. Vérifier le plumage et la fin de la mue
Chez de nombreuses poules, l’automne correspond à la période de mue ou à la fin de celle-ci.
La mue est un phénomène physiologique normal au cours duquel l’ancien plumage est progressivement remplacé par de nouvelles plumes. Elle peut être impressionnante : certaines poules perdent une grande quantité de plumes en quelques semaines et peuvent temporairement avoir le plumage très clairsemé.
La repousse demande cependant du temps et des ressources à l’organisme. Les nouvelles plumes sont principalement constituées de kératine, une protéine, et leur formation mobilise notamment des acides aminés, des minéraux et différentes vitamines.
Une alimentation complète et équilibrée reste donc particulièrement importante pendant cette période.
Une fois la mue terminée, observez le nouveau plumage. Il doit progressivement retrouver un aspect homogène et couvrir correctement le corps.
En revanche, une perte de plumes qui se poursuit longtemps après la mue, des zones complètement dénudées, des croûtes ou des démangeaisons importantes doivent inciter à rechercher une autre cause.
Les parasites externes, le picage ou certains problèmes de santé peuvent notamment provoquer une perte de plumes qui ne correspond pas à une mue normale.
Et les vers de farine ?
Une alimentation complète couvre normalement les besoins nutritionnels d’une poule en bonne santé. Il n’est donc pas nécessaire d’augmenter systématiquement son apport en protéines pendant la mue.
Vous pouvez toutefois proposer ponctuellement des vers de farine séchés, naturellement riches en protéines, comme friandise complémentaire. Ils peuvent être particulièrement appréciés pendant cette période, mais doivent rester donnés en quantité raisonnable.
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2. Vérifier le poulailler avant le retour de l'humidité
En automne, le froid n’est pas nécessairement le principal problème pour une poule adulte en bonne santé. L’humidité et une mauvaise ventilation sont souvent beaucoup plus problématiques.
Un poulailler doit donc protéger les animaux de la pluie et des intempéries tout en permettant à l’air humide de s’évacuer.
Vérifiez notamment :
- l’état du toit et l’absence d’infiltration
- les éventuelles entrées d’eau
- l’état et l’épaisseur de la litière
- la ventilation
- les perchoirs et les pondoirs
- les zones où de la condensation pourrait se former
Il ne faut pas chercher à rendre le poulailler complètement hermétique pour conserver la chaleur. Une ventilation suffisante permet au contraire d’évacuer l’humidité produite par les poules et de limiter la condensation.
L’objectif est donc d’avoir un espace sec, abrité des courants d’air directs et correctement ventilé.
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3. Profiter de l'automne pour surveiller les parasites
L’automne est une bonne période pour refaire un point sur les parasites, notamment après les mois passés à l’extérieur.
Pour les parasites externes, examinez régulièrement le plumage et la peau, en particulier sous les ailes, autour du cloaque et près de la base des plumes.
Des démangeaisons importantes, une agitation inhabituelle, un plumage abîmé ou des zones de peau irritées peuvent notamment être des signes de présence de parasites.
Les poux broyeurs vivent directement sur la poule et peuvent se retrouver dans le plumage.
Les poux rouges ont un comportement différent : ils se cachent principalement dans les fissures et les recoins du poulailler pendant la journée et viennent se nourrir sur les poules, surtout la nuit.
Pour les parasites internes, les signes sont parfois beaucoup moins visibles. Une perte d’état, une diarrhée, une baisse de forme ou une diminution de la ponte peuvent avoir de nombreuses causes et ne permettent pas à eux seuls de conclure à une infestation.
En cas de doute, le vétérinaire pourra déterminer si un examen complémentaire ou un traitement est nécessaire.
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4. Faire le point sur l'alimentation
Après la mue, les besoins liés à la repousse du plumage diminuent progressivement. L’objectif reste donc avant tout de fournir une alimentation complète, équilibrée et adaptée aux poules.
Il n’est pas nécessaire de changer systématiquement leur alimentation parce que l’automne arrive.
En revanche, vérifiez que la ration reste adaptée et que les poules disposent en permanence d’une eau propre et accessible.
Les compléments alimentaires peuvent avoir leur intérêt dans certaines situations : période de mue importante, récupération après une période éprouvante ou besoins nutritionnels particuliers. Ils restent cependant des compléments et ne doivent pas remplacer une alimentation complète.
Les restes alimentaires et les friandises doivent également rester une petite partie de la ration. Une poule peut facilement privilégier les aliments qu’elle apprécie le plus au détriment de son alimentation habituelle.
5. Comprendre la baisse de ponte
Si vous ramassez moins d’œufs à l’automne, ce phénomène est souvent parfaitement normal.
La poule est très sensible à la durée quotidienne d’éclairement. Lorsque les jours raccourcissent, son organisme reçoit moins de lumière et son activité reproductive évolue progressivement.
La mue peut également entraîner une forte diminution de la ponte, voire un arrêt temporaire chez certaines poules.
L’âge joue également un rôle : une jeune poule ne présente pas le même rythme de ponte qu’une poule plus âgée, et la production diminue naturellement au fil des années.
Il n’est donc pas nécessaire de chercher à maintenir absolument le même nombre d’œufs toute l’année. Une alimentation complète et équilibrée reste la base, mais certains compléments alimentaires peuvent aussi être utilisés pour soutenir la poule et la ponte lorsqu’elle traverse une période plus exigeante. Ils peuvent notamment apporter des vitamines, minéraux ou autres nutriments intéressants selon les besoins de l’animal.
En revanche, un complément alimentaire ne supprimera pas l’influence naturelle de la diminution de la lumière en automne et ne transformera pas une poule en ponte « estivale ». Il s’agit plutôt de soutenir ses besoins nutritionnels lorsque cela peut être utile.
Une baisse brutale de la ponte accompagnée d’autres signes (abattement, perte de poids, diarrhée, difficultés respiratoires ou changement important de comportement) mérite en revanche une attention particulière.
6. Vérifier le parcours extérieur
Pour les poules qui vivent dehors toute l’année, l’automne apporte surtout une modification des conditions du sol.
Avec les pluies, certaines zones peuvent rapidement devenir boueuses, humides et très fréquentées.
Lorsque cela est possible, essayez de préserver quelques zones sèches et d’éviter que les poules passent constamment dans une zone détrempée.
Vérifiez également l’état :
- des clôtures
- des abris
- des perchoirs extérieurs
- des mangeoires et abreuvoirs
- des zones où les poules peuvent se mettre à l’abri de la pluie
Un parcours suffisamment vaste et varié permet aux poules de se déplacer, de gratter le sol et de rechercher naturellement leur nourriture, tout en limitant la concentration excessive d’animaux sur une même zone.
7. Faire un véritable bilan de santé de chaque poule
Enfin, profitez de l’automne pour observer chacune de vos poules individuellement.
Une observation régulière permet de mieux connaître leur comportement habituel et de repérer plus facilement une anomalie.
Regardez notamment :
- le poids et l’état corporel
- le plumage et la peau
- les yeux et les narines
- la crête et les barbillons
- les pattes et les doigts
- la démarche
- l’appétit
- le comportement avec les autres poules
Une poule qui mange normalement, se déplace, se toilette et reste active est généralement rassurante.
À l’inverse, une poule qui s’isole, reste prostrée, maigrit, mange moins ou présente un changement durable de comportement mérite une surveillance attentive.
⚠️ Un changement d’état général ne doit pas être automatiquement attribué à l’automne. La saison peut expliquer certaines modifications normales, comme la mue ou la baisse de ponte, mais elle ne doit pas servir à banaliser un symptôme inhabituel.
En résumé
Préparer ses poules pour l’automne ne signifie pas bouleverser leurs habitudes.
Cette période est surtout l’occasion de vérifier :
1. Le plumage et la fin de la mue
2. Le poulailler, notamment son humidité et sa ventilation
3. La présence éventuelle de parasites
4. L’alimentation et l’accès à l’eau
5. L’évolution naturelle de la ponte
6. L’état du parcours extérieur
7. L’état général de chaque poule
L’essentiel est de distinguer les changements normaux liés à la saison des signes qui pourraient révéler un problème.
🌿 Conseil de La Ferme du Coustou
À cette période de l’année, prenez simplement quelques minutes pour observer vos poules.
Une baisse de ponte, une mue ou un changement progressif du comportement peuvent être parfaitement naturels.
En revanche, un amaigrissement, un état général qui se dégrade, des démangeaisons importantes ou un changement brutal de comportement ne doivent pas être attribués automatiquement à l’automne.
Bien connaître ses poules reste l’un des meilleurs moyens de repérer rapidement ce qui sort de l’ordinaire.

















